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Baie de serveurs en gros plan, illustrant la fin du support de Windows Server 2016 pour les PME

Fin du support de Windows Server 2016 : le plan de 11 semaines pour votre PME

Microsoft l’a rappelé la semaine dernière : Windows Server 2016 atteint la fin de son support étendu le 12 janvier 2027. Après cette date, plus aucun correctif de sécurité, plus de soutien technique, plus de mises à jour, pour toutes les éditions : Datacenter, Essentials, MultiPoint Premium et Standard. Le support principal, lui, avait déjà pris fin en janvier 2022.

Beaucoup de PME ont encore un de ces serveurs dans un placard : celui des fichiers partagés, du logiciel comptable ou de l’application métier « qu’on ne touche pas parce que ça marche ». Il reste 78 jours, avec la période des Fêtes au milieu. Voici les dates à retenir, les quatre routes possibles et un plan réaliste de 11 semaines.

Windows Server 2016 : les dates qui comptent

78

jours

Entre aujourd’hui, 26 octobre 2026, et le 12 janvier 2027, la fin du support étendu.

1

dernier correctif

La mise à jour de sécurité de janvier 2027 sera la dernière, pour toutes les éditions.

3 ans

de sursis payant

Au maximum, avec les mises à jour de sécurité étendues (ESU) via Azure Arc.

2034

Windows Server 2025

Fin du support étendu le 14 novembre 2034 : la cible recommandée par Microsoft.

Microsoft recommande de passer à Windows Server 2025, dont le support étendu court jusqu’au 14 novembre 2034. Pour les organisations qui ne peuvent pas migrer à temps, il existe des mises à jour de sécurité étendues (ESU) payantes, offertes par Azure Arc, configurables dans le portail Azure depuis le 3 août 2026.

Pourquoi c’est un enjeu de sécurité, pas seulement de TI

Un serveur sans correctifs ne tombe pas en panne le lendemain. Le risque, c’est la prochaine faille. Dès qu’une vulnérabilité touche Windows Server, les attaquants comparent les correctifs publiés pour les versions encore supportées et cherchent les serveurs qui ne les recevront jamais. Un serveur 2016 joignable d’Internet, par le bureau à distance (RDP), un portail Web ou un VPN, devient alors une porte qui ne se refermera plus.

C’est le même problème que les logiciels oubliés que plus personne ne met à jour, mais au cœur de votre réseau : un serveur garde souvent vos fichiers, vos comptes et vos sauvegardes. Et pour un assureur cyber, un système hors support est un point qui pèse lourd dans un questionnaire.

Étape 1 : savoir ce que vous avez

Avant de choisir quoi que ce soit, faites une fiche par serveur. Dix minutes chacun suffisent, et c’est ce qui évite les mauvaises surprises en décembre.

SRV-FICHIERS-01 — fiche d’inventaire à remplir pour chaque serveur 2016
Rôle
Fichiers ? AD ? Appli ?
Contrôleur de domaine, serveur de fichiers, application métier, impression, bureau à distance : chaque rôle a sa propre route.
Édition
Standard / Datacenter / Essentials
Essentials : l’accès Web à distance (Remote Web Access) s’arrête aussi le 12 janvier.
Physique ou virtuel
Hôte, année d’achat
Un appareil acheté en 2016 ou 2017 a souvent dépassé sa garantie : mieux vaut une nouvelle machine qu’une mise à niveau.
Applications
Éditeur, version
Demandez à chaque éditeur si sa version fonctionne sur Windows Server 2025.
Exposé à Internet ?
RDP, portail, VPN
Un serveur joignable de l’extérieur sans correctifs est la cible la plus urgente.
Sauvegarde
Dernière restauration testée
Microsoft demande une sauvegarde avant toute mise à niveau. Une sauvegarde jamais restaurée reste une hypothèse.
Licences
Software Assurance ?
Nécessaire pour les ESU. Une mise à niveau demande aussi une nouvelle licence.

Astuce : sur un serveur, la commande PowerShell Get-ComputerInfo -Property WindowsProductName,OsVersion affiche la version. Dans un domaine, Get-ADComputer -Filter 'OperatingSystem -like "*2016*"' -Properties OperatingSystem liste tous les serveurs 2016 d’un coup.

Étape 2 : choisir la bonne route pour chaque serveur

Il n’y a pas une seule bonne réponse. Un même bureau peut très bien mettre à niveau son contrôleur de domaine, déplacer ses fichiers dans Microsoft 365 et garder un ESU pour une vieille application pendant un an.

⬆️

Mise à niveau sur place

Même machine, nouvelle version

✔ Quand ça convient

  • Matériel récent et en bon état.
  • Rôles simples, applications confirmées compatibles.
  • Passage direct de 2016 à 2025 possible.

⚠ À surveiller

  • Sauvegarde obligatoire avant de commencer.
  • Pas de changement de langue ni de passage Core ↔ Desktop.
  • Pas tous les rôles : les contrôleurs de domaine demandent une préparation.
  • Une nouvelle licence est requise.

🆕

Nouveau serveur et migration

Installation propre, puis transfert

✔ Quand ça convient

  • Matériel de l’époque 2016, hors garantie.
  • Envie de repartir propre, sans 10 ans de réglages.
  • Plusieurs rôles à séparer.

⚠ À surveiller

  • Plan de migration rôle par rôle.
  • Tests avec les utilisateurs avant la bascule.
  • Ancien serveur à éteindre pour vrai après la bascule.

☁️

Vers le nuage

Moins de serveurs à entretenir

✔ Quand ça convient

  • Serveur de fichiers : SharePoint, OneDrive et Teams dans Microsoft 365.
  • Applications qui existent en version infonuagique.

⚠ À surveiller

  • Permissions à revoir avant de déplacer les dossiers.
  • Bande passante du bureau.
  • Certaines applications métier ne suivent pas.

🩹

ESU via Azure Arc

Pont temporaire, payant

✔ Quand ça convient

  • Une application qui ne peut pas bouger avant janvier.
  • Correctifs critiques et importants seulement, jusqu’à 3 ans.

⚠ À surveiller

  • Software Assurance (ou SPLA / abonnement) exigé.
  • Agent Azure Connected Machine 1.62 ou plus.
  • Facturé à partir du 13 janvier 2027; une activation tardive est facturée rétroactivement.

Notre avis : les ESU sont payantes, ne livrent que des correctifs de sécurité et repoussent le problème au lieu de le régler. Gardez-les pour le serveur qui ne peut vraiment pas bouger, avec une date de sortie écrite. Pour le reste, nos services de gestion des serveurs et de services infonuagiques partent de votre fiche d’inventaire, et nos services Microsoft 365 s’occupent du transfert des fichiers partagés.

Étape 3 : un calendrier qui tient compte des Fêtes

Le plan de 11 semaines (semaines du lundi)

26 oct.
2 nov.
9 nov.
16 nov.
23 nov.
30 nov.
7 déc.
14 déc.
21 déc.
28 déc.
4 janv.
11 janv.
Inventaire des serveurs
fiche par serveur
Sauvegarde + restauration testée
avant tout
Choix de la route, licences
commandes
Essai de Server 2025 (180 jours)
machine de test
Bascule hors des heures
soirs / fin de semaine
Période des Fêtes : surveiller
pas de gros changement
Plan B : ESU activées
12 janv.

La version d’évaluation gratuite de Windows Server 2025 (180 jours) se télécharge dans le Microsoft Evaluation Center : parfait pour tester vos applications avant la vraie bascule.

Deux règles évitent la plupart des ennuis. D’abord, la sauvegarde et la reprise après sinistre passent avant tout : une copie complète, restaurée pour vrai sur une autre machine, avant de toucher au serveur. Ensuite, pas de grosse bascule pendant la semaine du 21 décembre : s’il manque une personne-clé ou un fournisseur, une petite panne devient une longue fermeture.

Pendant la transition : surveiller ce qui reste

Même bien planifiée, une migration laisse une période où l’ancien et le nouveau serveur cohabitent. C’est le moment où un accès oublié ou un compte de service jamais fermé passe inaperçu. Notre surveillance automatisée 24/7 avec intervention du technicien de garde garde un œil sur les deux pendant la bascule, puis confirme que l’ancien serveur est vraiment éteint.

Avant le 12 janvier 2027, cochez :

  • ☐ Chaque serveur 2016 a sa fiche : rôle, édition, matériel, applications, accès externe.
  • ☐ Une sauvegarde complète a été restaurée avec succès sur une autre machine.
  • ☐ Chaque éditeur d’application a confirmé la compatibilité avec Windows Server 2025.
  • ☐ Aucun serveur 2016 n’est joignable directement d’Internet (RDP, portail, Remote Web Access).
  • ☐ La route est choisie et datée pour chaque serveur, ESU compris.
  • ☐ Les anciens serveurs ont une date d’arrêt définitif.

Questions fréquentes

Q1. Mon serveur va-t-il arrêter de fonctionner le 13 janvier?

Non. Il continue de démarrer et de servir vos fichiers. Ce qui s’arrête, ce sont les correctifs de sécurité et le soutien technique de Microsoft. Chaque nouvelle faille découverte après cette date reste ouverte.

Q2. Puis-je passer directement de Windows Server 2016 à 2025?

Oui. Microsoft permet la mise à niveau sur place directe vers 2019, 2022 ou 2025, avec une sauvegarde préalable et une nouvelle licence. Certains rôles et certaines configurations ne s’y prêtent pas : une installation propre est alors plus sûre.

Q3. Les ESU, est-ce une bonne idée?

Comme pont, oui, pour un serveur qui ne peut vraiment pas bouger avant janvier. Elles exigent Software Assurance (ou une licence SPLA ou par abonnement), ne donnent que des correctifs critiques et importants, et sont facturées à partir du 13 janvier 2027, même si vous les activez plus tard.

Q4. J’ai Windows Server Essentials 2016. Qu’est-ce qui change de plus?

Les fonctions propres à Essentials, dont l’accès Web à distance (Remote Web Access), cessent aussi le 12 janvier. Si vos employés s’en servent pour travailler de la maison, prévoyez une autre solution d’accès dès maintenant.

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Vous ne savez pas combien de serveurs Windows Server 2016 tournent encore chez vous, ni lesquels sont exposés? Le Bilan cyber gratuit fait le point sur vos serveurs, vos sauvegardes et vos accès à distance, et vous repartez avec une liste de priorités claire avant le 12 janvier.

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Sources

Photo : panumas nikhomkhai, Pexels (licence Pexels).

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